Jerusalem-Edifices travailles de l-epoque mamelouke
Israel Ministry of Foreign Affairs
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 Jerusalem-Edifices travailles de l-epoque mamelouke

1/30/2001

 

 SITES ARCHEOLOGIQUES NO. 6
 INTRODUCTION | KATZRIN | JOTAPAT | BEIT SHEARIM | MEGIDDO |
 JERUSALEM - VILLE HAUTE | JERUSALEM MAMELOUKE | NAHAL REFAIM |
 BEIT SHEMESH | HERODION | ARAD
 
     
Jérusalem - Edifices travaillés de l'époque mamelouke
 
 

 

 

 

 

 

 

 

Le général kurde Salah al-Din (Saladin), qui prit le contrôle de l'Egypte en 1169 (connu également pour avoir vaincu les croisés aux Cornes de Hattin en 1187), suivit la tradition militaire musulmane en incluant un corps d'esclaves dans son armée. Cette pratique fut continuée par son successeur Al-Malik, qui fut le plus gros acquéreur d'esclaves, principalement turcs. A sa mort, en 1249, les généraux mamelouks (esclaves arabes) parvinrent à instaurer leur propre dynastie qui régna sur l'Egypte et la Syrie jusqu'en 1517.

Durant la période mamelouke, l'importance politique et économique de Jérusalem déclina, et sa population décrut. La ville demeura sans fortifications pendant la majeure partie de cette époque, à l'exception de la Tour de David, siège du gouverneur mamelouk de la ville.

Transformée alors en centre religieux, le plus important du sultanat mamelouk, Jérusalem subit un intense processus d'islamisation et devint le foyer de pèlerinages musulmans. La domination mamelouke imprima un caractère architectural musulman à la ville : de nombreux édifices religieux furent construits par les administrateurs mamelouks, les dirigeants musulmans locaux et de riches pèlerins qui s'y installèrent. Ces édifices, originairement des madrasas d'études islamiques, des ribats conçus comme des monastères mais principalement utilisés comme auberges pour les pèlerins, ainsi que d'élégantes constructions funéraires furent construits le long des rues à l'ouest et au nord du mont du Temple (Haram esh-Sharif), où se dressent le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Le mont du Temple connut une intense activité de construction, notamment le portique ouest, des arcades, des plates-formes de prière et des fontaines.

Dans la ville, de nouvelles mosquées furent construites et de nouveaux minarets ajoutés. Il faut mentionner aussi des bâtiments de nature profane comme des bains publics et un marché, ainsi que la restauration de l'ancien aqueduc qui acheminait dans la ville l'eau des piscines de Salomon situées au-delà de Bethléem.

De nos jours, on distingue dans Jérusalem plusieurs styles architecturaux du passé, comme le legs des débuts de l'époque arabe sur le mont du Temple et les édifices chrétiens de l'époque des croisés, mais ce sont les importants chantiers de construction des Mamelouks aux XIVe et XVe siècles qui ont conféré à la ville un caractère musulman. Nombre de ces bâtiments sont demeurés intacts jusqu'à notre époque et, bien que mal entretenus, conservent leur splendeur passée ; en outre, de nombreux hauts minarets dominent l'horizon.

Les édifices mamelouks de Jérusalem possèdent des façades travaillées regroupant la plupart des éléments décoratifs. Les entrées, encastrées dans la façade, sont flanquées de hauts bancs de pierre. Parmi les éléments décoratifs caractéristiques de la période mamelouke, citons :

Mukarnas : stalactites en pierre en trois dimensions, graduées dans la semi-coupole surmontant l'entrée.

Ablak : maçonnerie à rayures. Des couches de beau calcaire local couleur crème alternent avec des couches de pierres de différentes couleurs, ordinairement rouges, mais aussi noires et jaunes.

Klebo : pierres de différentes couleurs mêlées, sculptées dans divers profils et imbriquées les unes dans les autres comme dans un puzzle.

Des inscriptions, en élégante écriture arabe, comprennent notamment des citations du Coran, mais aussi le nom du constructeur et la date de construction.

 
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