Jerusalem-La Ville Haute a l-epoque du deuxieme Temple
Israel Ministry of Foreign Affairs
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 Jerusalem-La Ville Haute a l-epoque du deuxieme Temple

1/30/2001

 

 SITES ARCHEOLOGIQUES NO. 6
 INTRODUCTION | KATZRIN | JOTAPAT | BEIT SHEARIM | MEGIDDO |
 JERUSALEM - VILLE HAUTE | JERUSALEM MAMELOUKE | NAHAL REFAIM |
 BEIT SHEMESH | HERODION | ARAD
 
     
Jérusalem - La Ville Haute à l'époque du deuxième Temple
 
     

Durant le règne du roi Hérode (fin du Ier siècle avant l'ère chrétienne), Jérusalem s'étendit considérablement et connut une intense activité de construction, sans précédent dans l'histoire de la ville. De nombreux édifices publics furent bâtis - le plus impressionnant étant le mont du Temple et le Temple lui-même.

La ville était entourée de murailles flanquées de nombreuses tours. A l'angle nord-ouest de la muraille, Hérode construisit trois grosses tours qui protégeaient le palais royal situé juste au sud. Il ne reste aujourd'hui que la base de l'une d'elles, traditionnellement appelée Tour de David ; elle fut incorporée dans la citadelle ottomane de la ville, au sud de la porte de Jaffa.

Le quartier résidentiel s'étendant sur la colline ouest de Jérusalem à l'époque du deuxième Temple (il couvre aujourd'hui les quartiers juif et arménien de la Vieille Ville et le mont Sion au-delà des murailles, vers le sud) prit le nom de Ville Haute . Cette dénomination s'explique par le fait qu'il est topographiquement plus élevé que le reste de la ville, y compris le mont du Temple. Il fut réaménagé et reconstruit dans la plus belle tradition romaine par Hérode et ses successeurs, avec des ensembles de grands bâtiments séparés par des rues, et des places bordées de palais et d'édifices publics.

La Ville Haute, le quartier des nantis, abritait de vastes demeures travaillées habitées par les familles des grands prêtres et de l'aristocratie locale. C'est là que se dressaient les palais des rois asmonéens, du roi Hérode et du grand prêtre Caïphe (mentionné dans le Nouveau Testament). C'est là que Jésus fut arrêté et détenu pendant une nuit avec d'être remis au procurateur romain Ponce Pilate pour être jugé (Matthieu 26 : 57-75 ; Luc 22 : 54-71, 23 : 1). D'après la tradition chrétienne, le palais du grand prêtre Caïphe se dressait sur le mont Sion, aujourd'hui à l'extérieur des murailles de la Vieille Ville, au sud.

Les remparts, les tours et les palais travaillés de la Ville Haute sont décrits en détail par Flavius Josèphe,l'historien juif de l'époque, né à Jérusalem. Témoin de la destruction de Jérusalem en 70 de l'ère chrétienne, il décrit également la conquête de la Ville Haute où les soldats romains pillèrent les palais et les élégantes habitations et les incendièrent entièrement, le 8 Eloul (septembre) de l'an 70, un mois après la destruction du Temple.

L'empereur, jugeant irréalisable de réduire la Ville Haute sans fortifications en terre, du fait de l'escarpement du site, répartit les tâches parmi ses forces le 20e jour du mois de Lous (Ab). L'acheminement du bois de charpente fut cependant laborieux, tous les environs de la ville jusqu'à une distance d'environ 200 mètres ayant été ravagés, comme je l'ai dit précédemment. Les terrassements étant terminés au bout de dix-huit jours de travail, le septième jour du mois de Gorpiaeus (Eloul), les Romains apportèrent leurs machines. Certains rebelles, désespérant de pouvoir sauver la ville, abandonnèrent les remparts de la citadelle, d'autres se glissèrent furtivement dans les tunnels. Affluant dans les ruelles, l'épée à la main, ils (les Romains) massacrèrent sans distinction tous ceux qu'ils rencontrèrent, et incendièrent les maisons avec tous ceux qui s'y étaient réfugiés. Souvent, en pénétrant dans les maisons pour les piller, ils trouvaient des familles entières mortes et les pièces remplies des victimes de la famine... Ils transperçaient tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin, encombraient les rues avec les corps et inondèrent toute la ville de sang, au point que plusieurs incendies s'éteignirent dans ce flot sanglant. Vers le soir, les massacres cessèrent mais la nuit tombée, le feu l'emportait, et l'aube du huitième jour du mois de Gorpiaeus (Eloul) se leva sur Jérusalem en flamme - une ville qui avait souffert tant de maux... Les Romains mirent alors le feu dans les quartiers périphériques de la ville et abattirent les murailles. Ainsi fut prise Jérusalem, le huitième jour du mois de Gorpiaeus (20 septembre 70), en la deuxième année du règne de Vespasien.

(Guerre VI, 8-10)

De 1969 à 1982, lorsque le quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem fut reconstruit, la Ville Haute de l'époque du deuxième Temple fit l'objet de fouilles archéologiques intensives. Sur la colline ouest, on découvrit d'impressionnants témoignages du peuplement ininterrompu depuis l'époque du premier Temple (VIIIe-VIIe siècle avant l'ère chrétienne) jusqu'à l'époque moderne.

Des vestiges des habitations de la Ville Haute, enfouis depuis près de 1 900 ans, furent mis à jour. Des maisons et des objets étaient presque intégralement préservés, protégés par une épaisse couche de débris de l'occupation ultérieure. Les découvertes confirment très précisément les témoignages écrits de Flavius Josèphe et l'acharnement des Romains à détruire Jérusalem et la Ville Haute.

Les fouilles achevées, les vestiges de la Ville Haute furent transformés en musées, en contrebas des nouvelles constructions du Quartier juif. Les visiteurs peuvent se promener dans les cours et les pièces des maisons où des meubles et des ustensiles en pierre utilisés par les habitants, il y a 2 000 ans, sont demeurés intacts. Ils constituent un témoignage vivant du mode de vie qui a pris fin en 70 de l'ère chrétienne.

Le Quartier Herodien

Principal site de fouille du Quartier juif, il comprend quelques parties de six ou sept maisons couvrant une superficie d'environ 2 700 mètres carrés. Ces maisons étaient construites sur des terrasses, sur le versant de la colline orientée à l'est vers la vallée du Tyropoeon, en face du mont du Temple.

La villa grandiose

La villa grandiose du quartier hérodien est la demeure de l'époque du deuxième Temple la plus spacieuse, la plus complète et la plus travaillée mise à jour dans le Quartier juif. Elle représente fidèlement l'architecture et la splendeur des édifices caractéristiques de la Ville Haute.

Située dans l'angle est de la Ville Haute, la demeure fut construite sous le règne du roi Hérode. Donnant sur le mont du Temple et le Temple lui-même, elle s'étendait sur trois terrasses d'une superficie totale de 600 mètres carrés. Les vestiges de deux étages de cette maison ont été mis à jour : le rez-de-chaussée, dans la partie ouest comprenait une cour centrale et des quartiers d'habitation ; un sous-sol dans les parties nord et est comprenait des installations d'eau, des pièces de rangement et de services. La maison possédait des murs épais en calcaire de Jérusalem bien taillé et ses fondations reposaient sur le soubassement rocheux. Certaines parties de la maison ont été conservées jusqu'à une impressionnante hauteur de 2 à 3 mètres.

La cour centrale (8 x 8 m), dallée de pierres carrées, était entourée de plusieurs pièces et donnait accès aux autres ailes de la maison. Sur le côté est de la cour, se trouvait une ouverture vers une grande citerne souterraine taillée dans la roche et recouverte d'une épaisse couche de plâtre gris pour éviter les infiltrations. Un étroit conduit descendait de l'ouverture de la citerne dans la cavité en forme de cloche. L'eau de pluie recueillie sur les toits et les cours de la maison était acheminée par un réseau de canaux et de conduites jusqu'à la citerne qui contenait plusieurs centaines de litres et fournissait de l'eau pour l'usage domestique pendant les mois d'été, la saison sèche.

Le rez-de-chaussée de l'aile ouest de la villa grandiose comprenait un hall d'entrée dallé de mosaïques représentant un tapis carré coloré avec une rosace à multiples pétales au centre et des grenades dans les coins. Sur les murs de la pièce voisine, des fresques ont été conservées à une hauteur considérable. Ces fresques colorées, d'un style populaire dans le monde hellenistico-romain de l'époque, représentent des panneaux colorés, des imitations de marbre, des éléments architecturaux et des motifs floraux.

 
 

 

 

D'innombrables exemples de sols de mosaïques colorées ont été retrouvés dans les maisons de la Ville Haute, aussi bien dans des salles de réception que dans des thermes. Ce sont les sols de mosaïques les plus anciens exhumés à Jérusalem, à ce jour. Des dessins identiques ont été retrouvés dans les palais du roi Hérode à Massada, à Hérodion et ailleurs. Les motifs décoratifs de ces mosaïques sont des dessins géométriques - arabesques entrelacées, lignes ondulées et rubans plissés. Les motifs floraux sont également fréquents, notamment les rosaces stylisées aux divers nombres de pétales. Il faut aussi mentionner que l'ensemble des motifs décoratifs utilisés dans les mosaïques et les fresques à l'époque du deuxième Temple n'incluent pas de représentations d'êtres humains ou d'animaux, les juifs évitant tout art figuratif.

La salle de réception de la villa était particulièrement spacieuse (11 x 6,5 m) et très travaillée. Ses murs, conservés jusqu'à une hauteur de 3 mètres, étaient couverts de stuc blanc, modelé en relief comme des panneaux. Il s'agit d'une imitation des coûteuses constructions hellenistico-romaines en pierre de taille avec un léger bossage, comme on en trouve dans les murs de soutènement de l'enceinte hérodienne du mont du Temple. A l'ouest de la salle de réception, trois pièces partiellement taillées dans le roc à flanc de colline, ont été mises à jour. Les murs de ces pièces, décorées de fresques, ont été retrouvés enduits d'une couche de plâtre blanc préparant une remise à neuf des peintures, indiquant que l'aile résidentielle de la maison était en cours de rénovation lorsque les Romains la détruisirent.

A l'est de la cour centrale, une petite salle contenant un banc et un sol de mosaïque a été découverte, avec un petit mikvé (bain rituel juif, pluriel : mikvaot) attenant. Deux escaliers en pierre menaient de la cour au sous-sol : l'un à un débarras et à un mikvé ; l'autre à une série d'espaces de rangement, de pièces et de mikvaot au nord et à l'est de la maison. L'une des pièces du sous-sol était pavée d'une mosaïque en damier (pierres noires et blanches) et sa double entrée donnait accès à un grand mikvé au plafond voûté.

Les mikvaot comptent parmi les éléments les plus communs dans les demeures de la Ville Haute de Jérusalem. Dans chaque maison, on en trouvait un ou deux - parfois davantage - témoignage de l'importance accordée à la pureté rituelle. Un mikvé typique était creusé dans le roc, enduit de plâtre et surmonté d'un plafond en pierre voûté ; de grandes marches y conduisaient. Les mikvaot étaient remplis d'eau de pluie en hiver, et en été de l'eau des citernes. Parfois, des baignoires construites avec des petites pierres, du ciment et du plâtre, étaient installées à côté des mikvaot.

On peut supposer que la villa grandiose , avec son emplacement surplombant le mont du Temple et son grand nombre de mikvaot, était habitée par une famille sacerdotale.

La maison brûlée

 
 

 

 

 

 

 

 

 

La demeure désignée ainsi, située au nord de la villa grandiose , date aussi de l'époque du deuxième Temple. Là, pour la première fois, on a trouvé un témoignage de la destruction totale de la ville par les Romains en 70 de l'ère chrétienne. Bien qu'une partie seulement de la maison ait été mise à jour, elle s'avère néanmoins plus riche en petites trouvailles que les autres demeures exhumées dans la Ville Haute.

Le rez-de-chaussée de la maison brûlée a été découvert, notamment une petite cour, quatre chambres, une cuisine et un mikvé. Les murs de la maison, en pierre et en ciment, recouverts d'une épaisse couche de plâtre blanc, ont été conservés jusqu'à une hauteur d'environ un mètre. Dans le sol en terre battue des pièces, se trouvaient enfoncées les bases de fours circulaires en argile brune, indiquant peut-être que cette aile de la maison était utilisée comme atelier.

La cour de la maison, pavée de pierre, donnait accès à la cuisine et aux autres pièces. Trois d'entre elles étaient de taille moyenne et une quatrième, salle latérale, très exiguë. On arrivait au fond du mikvé, très petit et recouvert de plâtre gris, par quatre marches. Dans un coin de la cuisine, se dressait un four et, à côté, des meules de basalte et un grand plateau en pierre.

La maison brûlée fut retrouvée enfouie sous une épaisse couche de débris. Avec ses murs renversés, ses plafonds et son second étage effondrés, toute la maison était jonchée de fragments de tables en pierre et de nombreux ustensiles en céramique, pierre et métal, témoignages du pillage auquel s'étaient livrés les soldats romains. Une lance en fer, appuyée dans l'angle d'une pièce, appartenait probablement à l'un des combattants juifs qui habitait là. A l'entrée de la pièce latérale, les os des bras d'une jeune femme ont été découverts, les doigts agrippés au seuil de pierre. Les nombreux clous de fer retrouvés dans les ruines sont tout ce qui reste de la toiture en bois, des étagères et meubles qui ont entièrement brûlé. Plusieurs pièces de monnaies émises durant la révolte contre les Romains (66-70) fournissent la date de destruction de cette maison.

Dans l'une des pièces, se trouvait un poids rond en pierre, de 10 centimètres de diamètre, comportant en écriture araméenne carrée une inscription en hébreu : Bar Kathros, indiquant qu'elle appartenait au fils d'un homme nommé Kathros. La maison de Kathros est connue pour être celle d'une famille sacerdotale qui avait abusé de sa position dans le Temple. Un couplet conservé dans la littérature talmudique, évoque la corruption de ces prêtres :

Pauvre de moi à cause de la maison de Boethus,   pauvre de moi à cause de leurs esclaves. Pauvre de moi à cause de la maison de Hanan,   pauvre de moi à cause de leurs incantations Pauvre de moi à cause de la maison de Kathros,   pauvre de moi à cause de leurs plumes. Pauvre de moi à cause de la maison d'Ishmaël, fils de Phiabi, pauvre de moi à cause de leurs poings. Car ce sont des grands prêtres et leurs fils sont trésoriers, et leurs gendres sont administrateurs, et leurs serviteurs battent les gens avec des bâtons.

(Talmud de Babylone, Pessahim 57, a Tossefta, Minhot 13, 4)

Peut-on supposer que la maison brûlée était véritablement celle de Kathros ?

Découvertes de l'époque du deuxième temple dans la Ville Haute

Plusieurs centaines de récipients en céramiques intacts ont été retrouvés, principalement dans les mikvaot et les citernes des maisons, où ils avaient apparemment été placés durant le siège. De nombreux ustensiles et récipients, objets utilisés quotidiennement au premier siècle de l'ère chrétienne, sont exposés dans les musées du quartier hérodien et dans la maison brûlée .

 
 
 

Tables - Des fragments de plusieurs dizaines de tables de deux sortes - mobilier domestique caractéristique - ont été découverts dans les fouilles. Les grandes tables de calcaire local étaient constituées d'un plateau rectangulaire (en moyenne 85 x 45 cm) gravé sur trois côtés de motifs floraux et géométriques, reposant sur un pied central (d'environ 70 à 80 cm de hauteur) en forme de colonne sur un socle. Ces lourdes tables étaient placées contre un mur.

Des petites tables rondes, d'environ 50 cm de diamètre, en pierre différente comprenant du calcaire local ainsi que du granit et du marbre importés, reposaient sur des trépieds en bois qui n'ont pas été conservés. Ces tables portables étaient utilisées pour servir des mets aux invités allongés sur des couches basses en bois dans les salons décorés.

 
 
 

Récipients en pierre - Un nombre considérable de récipients en pierre de l'époque du deuxième Temple a été retrouvé dans les maisons de la Ville Haute. Ils étaient fabriqués dans un calcaire local tendre, facile à travailler, qu'on trouve en abondance à Jérusalem et notamment sur le mont du Temple et le mont des Oliviers. Ces récipients étaient faits au tour ou à la main. Plus inhabituels sont les grands récipients fabriqués au tour. D'une profondeur de 60 à 80 cm, avec d'épaisses parois droites ou arrondies, ils empruntaient la forme de verres à pied avec de larges ouvertures. La plupart des petits récipients, d'une grande variété de tailles et de formes, bols, tasses et jattes imitant la poterie importée, étaient également faits au tour. Parmi les récipients fabriqués à la main avec une gouge à large lame, citons des plateaux et des jattes de diverses tailles. Les tasses à mesurer, en forme de chope aux parois droites et aux larges anses, étaient également faites à la main.

L'industrie des récipients en pierre qui prospérait à Jérusalem au Ier siècle de l'ère chrétienne est, de toute évidence, liée à la stricte observance par les juifs des lois régissant la pureté rituelle, selon lesquelles la pierre n'absorbe pas l'impureté (Michna, Kélim 10 : 1 ; Parah 5 : 5). La pureté des récipients en pierre est également mentionnée dans le Nouveau Testament, dans le récit du miracle de l'eau changée en vin à Cana (Jean 2 : 1-7).

 
 
 

Ménorah gravée - Deux fragments de plâtre légèrement colorés, datant de l'époque du deuxième Temple et décorés d'une ménorah à sept branches (chandelier), ont été retrouvés dans le Quartier juif. Les sept branches de cette ménorah gravée de 20 cm de hauteur et de 12,5 cm de largeur, sont surmontées d'une flamme ; la ménorah elle-même repose sur un trépied et est décorée de cercles séparés par des lignes doubles, conformément à la description biblique.

Trois calices en forme d'amande à l'une des branches avec bouton et fleur, et trois calices en forme d'amande, avec bouton et fleur à l'autre branche. (Exode 25 : 33)

Puis tu feras ses lampes au nombre de sept ; on disposera ses lampes et on dirigera la lumière du côté de sa face. (Exode 25 : 37)

Il s'agit de la plus ancienne représentation détaillée de la ménorah qui se dressait dans le Temple de Jérusalem avant d'être emportée avec leur butin par les Romains lorsqu'ils conquirent la ville.


Les fouilles dans le Quartier juif ont été menées par N. Avigad pour le compte de l'Institut d'archéologie de l'Université hébraïque de Jérusalem, le Département des Antiquités (l'actuelle Direction des antiquités d'Israël) et la Société d'exploration d'Israël

 
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